Le manteau

C’est en 1650 que le manteau commence sa carrière officielle dans la cavalerie mais en réalité il est plus ancien.

De grande utilité, il est confectionné de drap blanc piqué de bleu (gris froid), de la forme trois-quart, à collet et rotonde.

Il est parmenté de serge (bande de cadis) de la couleur distinctive à l’intérieur des devants et à la fente de derrière, large d’une quarantaine de centimètres.

Il mesure 1,35 mètre par devant et 1,40 m par derrière.
Un forte agrafe est attachée à 2,5 cm du collet. l’empleur de l’encolure est de 1,40 mètre.  Celle-ci est plissée sur le collet.
Le collet est haut de 9cm sur 60 cm de circonférence. Sa doublure est faite dans le même drap.

Lorsqu’il n’est pas porté, le manteau est roulé, parmentage apparent et brêlé sur le porte-manteau derrière le cavalier. Le manteau à 6,5 m d’ampleur dans le bas pour l’aisance à cheval

 

Après 1791, on lui rajoute un grand collet appelé « rotonde »,
ce qui permet au cavalier de dégager ses bras tout en ayant le haut du corps à l’abri.

En parade le manteau est plié de manière à faire apparaître la couleur de cette parmenture.

En campagne il est lié derrière la selle, mais les cuirassiers prennent l’habitude de le fixer sur l’avant en le ficelant sur les fontes, le tout étant recouvert de la demi-schabraque.

Officialisé en 1811, ce système permet de mieux protéger le ventre des cavaliers des coups de ses adversaires.

En 1812 on étudie un modèle plus confortable en ajoutant des manches, ce qui donne le manteau capote dont la distribution se généralise en 1813. Taillé aussi à ce moment dans du drap « blanc sale » (couleur originale de la laine).

Le pliage du manteau