La Giberne

Mise au point en 1801 par arrêté du 4 Brumaire An X (26 octobre 1801).

Mélange de boîte à outils et cartouchière. Pour la cavalerie son coffret en bois est recouvert de cuir noirci contenant 16 cartouches, garni extérieurement en vache noire parée, ayant 7 pouces et demi de large, 3 pouces et demi de haut, 27 lignes d’épaisseur et couvert d’une fausse pattelette en basane sur le devant.

Une petite bourse avec sa patte de 3 pouces de haut sur 6 pouces d’ampleur,

avec boutonnière et bouton en cuir roulé;

Sous le coffret, trois boucles de cuivre, ardillon de fer, encharpées en vache noire avec leurs passants.

Depuis 1803, la pattelette découpée en accolade s’orne toujours d’une grenade en laiton estampé. Une martingale de buffle blanchi, fixée au dos du coffret, sert à maintenir la giberne en place s’accrochant au premier bouton de la poche gauche.

Le porte-giberne est également en buffle blanchi.

Le tout revenant (à l’époque) à 6,25 francs et doit durer 20 ans.

Vu l’absence courante du mousqueton dans les régiments de cuirassiers,  la giberne ne sert pas 

et ne se porte pratiquement pas avant l’arrivée en masse du mousqueton en 1812.

Des rapports d’inspections rapportés par Lucien Rousselot signalent son absence entre 1805 et 1807 aux 3e, 4e, 6e, 7e et 8e régiment.

De 1812 à 1814, la pattelette n’est plus découpée en accolade.

Le bonnet de police s’attache sous le coffret grâce à deux sanglons de buffle blanchi.

La martingale est placée verticalement ce qui permet de la glisser

sous la cuirasse au niveau d’un des deux boutons de taille.

Référence

Les cuirassiers 1801-1815 – Tradition

Le cuirassier par Michel Petard.